Cap Ingelec  : Retour à l'accueil Cap Ingelec : Retour à l'accueil

Une rencontre très ingénieuse

Le 11 07 2016

CAP INGELEC et CM-CIC Investissement, un partenariat plein d'énergie.

Basée à Saint-Jean d’Illac (33), la société Cap Ingelec compte depuis 25 ans parmi les références françaises en matière d’ingénierie de projets complexes. De Danone à IBM, en passant par le CEA et l’Aviation Civile, les plus grands donneurs d’ordres lui renouvellent régulièrement leur confiance. Jean-Paul Calès, son Président-fondateur, partage avec nous la stratégie de développement d’un fleuron technologique qui a su garder son identité et son indépendance.

Quelle est l’activité d’origine de Cap Ingelec ?

Jean-Paul Calès : J’ai créé Cap Ingelec en 1992, après plusieurs années passées en tant qu’ingénieur dans des entreprises d’installations électriques. J’avais en effet identifié un besoin spécifique en matière de conception de systèmes électriques sécurisés permettant la continuité d’activité en cas de panne. Ce positionnement nous a permis de décrocher nos premiers contrats avec l’Aviation Civile. Identifiés comme des spécialistes de problématiques complexes liées à l’énergie, nous avons, depuis, participé à plus de 400 projets.

Une activité « bâtiment » qui représente aujourd’hui moins de 25 % de votre chiffre d’affaires...

J-P.C. : Cap Ingelec s’est rapidement diversifié en s’appuyant sur ses savoir-faire en électricité et génie climatique. Nous sommes présents dans 4 domaines d’activité : le bâtiment, la production d’énergie, les data-centers et l’industrie.

Quels sont vos projets emblématiques dans ces différents secteurs ?

J-P.C. : En matière de production d’énergie, nous sommes très fiers de notre projet de l’île d’El Hierro aux Canaries. Cette île de 11 000 habitants est aujourd’hui la première au monde à être autonome en énergies renouvelables, grâce à une installation thermique, hydraulique et éolienne. Sur le marché du data-center, nous sommes à ce jour l’un des leaders en France grâce à notre capacité à concevoir des installations fiables à basse consommation d’énergie. Nous sommes ainsi partenaires des plus grandes entreprises internationales de traitement de données (opérateurs, hébergeurs, centres de recherche, laboratoires, organismes bancaires,...). Dans le secteur industriel, où nous allons jusqu’à la conception des process, citons l’agrandissement de l’usine d’Evian pour Danone (6 millions de bouteilles d’eau par jour). Nous travaillons également pour LVMH ou encore pour le CEA.

Cette diversification s’accompagne-t-elle d’une évolution de vos prestations ?

J-P.C. : Oui. En complément de nos prestations de conception pure de projets complexes, nous proposons depuis longtemps des projets « clé en main », qui intègrent la maîtrise d’oeuvre traditionnelle. Nous pouvons ainsi nous engager sur des prix globaux et forfaitaires dès la signature du contrat. Aujourd’hui, nous évoluons donc vers une activité de contractant général dans l’ensemble des domaines d’activités.

Quels sont aujourd’hui les grands enjeux de votre secteur ?

J-P.C. : Je pourrais citer le cours du pétrole ou le financement des projets publics, mais l’un des grands défis pour un groupe tel que le nôtre, c’est le recrutement. Trouver les bonnes compétences et des ingénieurs capables de conduire des projets d’envergure est de plus en plus difficile. C’est pourquoi nous avons mis en place un cursus de formation pour les jeunes ingénieurs, ce qui est un véritable différenciateur.

Pourquoi avoir fait entrer CM-CIC Investissement à votre capital ?

J-P.C. : CM-CIC Investissement est entré au capital en 2007. Il s’agissait à l’époque de remplacer des investisseurs ayant, à terme, un impératif de liquidité très coercitif, ce qui pouvait nous coûter cher dans un contexte de fort développement du groupe. A contrario, CM-CIC Investissement s’est inscrit dans la durée, sans clause de liquidité, ce qui correspond beaucoup plus aux besoins et à l’esprit d’une Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) telle que la nôtre. Une implication sur le long terme qui me permet d’envisager plus sereinement la pérennité et donc l’avenir de l’entreprise.

Les chiffres clés
  •     10 agences en France et 6 implantations à l'étranger
  •     35 M€ de CA en 2015
  •     23 % de croissance annuelle sur 25 ans

 

CAP INGELEC vu par David Dickel, CM-CIC Investissement

En presque 25 ans, Cap Ingelec est passé du stade de bureau d’études régional à celui d’ETI à la dimension nationale et à l’expansion internationale. Figurant parmi les principaux acteurs de l’ingénierie en France, l’entreprise bénéficie aujourd’hui d’un réseau de 10 agences dans l’hexagone et d’implantations en Afrique francophone et en Europe. Grâce à une politique de croissance externe ciblée, Cap Ingelec a progressivement décliné son savoir-faire sur plusieurs métiers : l’industrie, le bâtiment, l’énergie et les datacenters. On doit d’abord cette croissance, sur un marché concurrencé, à l’excellence d’une équipe qui a su déployer ses compétences avec rigueur et implication auprès d’une clientèle très exigeante. Elle découle aussi d’un manager charismatique, Jean-Paul Calès, passionné de jazz et de rugby, qui a rythmé efficacement le développement de son entreprise et transformé bien des essais... le bon tempo pour sortir de la mêlée ! L’objectif de l’entreprise est d’atteindre 100 M€ de CA d’ici 10 ans. A cette échéance, si le nom de Calès restera évidemment d’actualité pour le groupe, c’est peut-être le prénom qui aura changé. L’accompagnement durable de
 CM-CIC Investissement devrait permettre de répondre efficacement à ce projet de transmission familiale.